En ce 27 mai, c’est au tour de la Guadeloupe de commémorer l’abolition de l’esclavage proclamée définitivement le 27 mai 1848 par le gouverneur Jean-François Layrle. Bien que le décret ait été signé le 27 avril 1848 par Victor Schoelcher, l’application de la loi ne s’est faite qu’un mois plus tard.

Cette abolition prévue pour le 5 août 1848, fut adoptée précipitamment par le gouverneur qui craignait une révolte des esclaves. Ce jour là, 87 000 esclaves furent affranchis. Tous les ans, le 27 mai est un jour férié pour la Guadeloupe.

Il y ‘a 4 ans, nous nous étions rendus en Guadeloupe après de Lanmou ba yo, une association qui œuvre pour la préservation du cimetière d’esclaves de l’anse Sainte-Marguerite. Ce lieu, miroir du passé accompagne le nécessaire travail de résilience.

Face à l’horreur et la barbarie des hommes, est-il possible de se réconcilier ? Sans tabou, Dieu m’est témoin pose cette semaine la question. Comment l’Église peut-elle accompagner cette réconciliation ? Faut-il encore parler de victimes et de bourreaux ? Les séquelles de notre passé esclavagiste pourront-elles un jour disparaître ? Et de quoi avons-nous besoin d’être sauvés ?

 

L’abolition de l’esclavage (1849) par François-Auguste Biard – Château de Versailles. @CC/Wikipedia

 

« L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles » –extrait du décret de 1848