Le sacrement de pénitence et de réconciliation, appelé aussi sacrement de confession, est l’un des sept sacrements dans l’Église catholique. Il a pour objectif que Dieu puisse pardonner les péchés au pénitent. Mais au fait, comment se déroule une confession ?

Quelle différence y-a-t-il entre confession, réconciliation et pénitence ? Pourquoi se confesser à un prêtre et pas directement à Dieu ? Pour quelles raisons la confession, commune aux chrétiens, se manifeste différemment chez les catholiques et les protestants ? Ce dimanche 13 juin, Dieu m’est témoin s’interroge sur le sens de la confession chez les chrétiens. Marie Lesure-Vandamme recevra sur le plateau, le pasteur Jean-Pierre Anzala, pasteur de l’Eglise Protestante Unie de France, et le père Philippe Guiougou, vicaire du diocèse de Saint-Denis, en région parisienne. Au-delà de la dimension sacramentelle, ils nous rappelleront comment la confession nourrit la foi des chrétiens. C’est l’occasion de revenir sur le déroulement de ce sacrement qui inquiète parfois et rend souvent mal à l’aise.

Se mettre en vérité face à Dieu

Il s’agit d’abord de se mettre en vérité face à Dieu et de lui demander de nous montrer ce qui fait obstacle à l’amour en nous puis de rencontrer un prêtre. Le rituel propose plusieurs modalités pour vivre le sacrement. Le plus souvent, le sacrement est préparé par un temps de prière en communauté, puis chacun va rencontrer individuellement le prêtre pour reconnaître ses péchés, recevoir une satisfaction (le prêtre donne un conseil au pénitent en fonction de la gravité et de la nature de ses péchés), prier, recevoir l’absolution, et reconnaître la miséricorde de Dieu en rendant grâce. L’action de grâce se fait le plus souvent en commun par tous ceux qui ont reçu l’absolution.

Le schéma « pratique » de confession

Le pénitent dit : « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché ». Le prêtre béni alors le fidèle et l’invite à entrer dans la confiance pour cette confession. Le pénitent peut dire depuis combien de temps il ne s’est pas confessé et présenter brièvement son état de vie. Puis vient le temps de l’aveu des péchés reconnu à la lumière de l’amour infini de Dieu. Je reconnais avec simplicité mon péché, sans me justifier.

Le pénitent est amené à examiner ses manquements envers Dieu, envers son prochain et envers lui-même. « De tous ces péchés, j’en demande pardon à Dieu, et à vous mon père pénitence et absolution ».
Ensuite le prêtre, témoin de la miséricorde, relève, encourage, fortifie dans la foi celui qui reconnaît ses fautes avec contrition.

Des conseils et de la bienveillance

Le prêtre peut éventuellement essayer d’aider le pénitent par telle ou telle parole de conseil et de consolation. Il peut proposer une pénitence, qui sera le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile ou un signe concret de conversion. La pénitence est une manière de vérifier notre désir de vie nouvelle et de rendre grâce à Dieu en toute chose. Le prêtre invité le pénitent à formuler un acte de contrition, prononce la formule d’absolution et l’invite enfin à repartir dans la paix.