Wallis-et-Futuna, commémore ce jeudi 29 juillet le soixantième anniversaire de la loi qui lui confère le statut de territoire d’Outre-mer.

Le 29 juillet 1961, la France de De Gaulle reconnaissait enfin une identité républicaine aux 10 000 habitants de cette terre perdue dans l’immensité du grand océan Pacifique. A cette occasion, Dieu m’est témoin met à l’honneur le territoire sur sa page Facebook, avec des reportages sur Wallis-et-Futuna et une messe wallisienne diffusée depuis la cathédrale du Mans.

Les îles Wallis et Futuna sont le territoire français le plus éloigné de la métropole (16 000 km). Constitué de trois îles principales : Wallis, Futuna et Alofi, ce territoire a une superficie modeste (124,2 km² soit à peine plus que Paris intra-muros).

L’île de Wallis (Uvéa en polynésien), d’une superficie de 75,64 km², porte le nom du premier marin qui la découvrit en 1767, le Capitaine Samuel WALLIS. Futuna (46,28 km²) et l’îlot voisin d’Alofi (17,78 km²), séparés par un chenal de 2 km, et distants de 230 km de Wallis, furent découverts en 1616 par des navigateurs hollandais. Ils leur donnèrent le nom d’ “îles Horn”.

Situées entre les îles Fidji à l’ouest, les îles Samoa à l’est et les îles Tonga au sud-est et les îles Tuvalu et Tokelau, au nord, les îles de Wallis et Futuna Futuna appartiennent à l’Océanie polynésienne. Plus de 2 000 km les séparent de la Nouvelle-Calédonie. Au dernier recensement de juillet 2013, les îles Wallis-et-Futuna comptent 12 197 habitants.

L’importance des missions catholiques

Peuplée de Polynésiens en provenance des Iles Tonga pour Wallis et des Samoa pour Futuna, les deux îles, visitées par des navigateurs au XVIIème siècle, ne connaissent pas de présence européenne notable avant le XIXème siècle et l’implantation de missions catholiques. Le plus célèbre de ces missionnaires est Saint-Pierre Chanel (1803-1841). Pierre Chanel, père mariste, réalise à Futuna son désir d’être missionnaire. Apôtre de l’Océanie, il demeure un symbole pour les îles Wallis et Futuna. Il est canonisé en 1954.

Territoire d’Outre-mer depuis 1961

Alors que les trois royaumes d’Uvéa, d’Alo et de Sigave ont signé un traité de protectorat avec la France, ratifié en 1887, Wallis-et-Futuna devient territoire d’Outre-mer par la loi statutaire du 29 juillet 1961. Cette loi est adoptée à la suite d’un référendum, par lequel la quasi-unanimité de la population choisit en 1959 d’intégrer la République française. Ce « statut de 1961 » reconnaît l’existence d’institutions coutumières, aux côtés de celles de la République. Il n’a pas fait l’objet de modifications majeures depuis son adoption.

La refonte de la loi du 29 juillet 1961, rendue nécessaire par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 et l’évolution vers le statut de Collectivité d’Outre-mer, n’a toujours pas donné lieu à l’adoption d’une loi organique, faute de consensus sur la nouvelle répartition des pouvoirs et la place des autorités coutumières.

Une spécificité du territoire : trois royaumes dans la République

Si le territoire forme une entité administrative, l’organisation coutumière, respectée par la République, distingue trois royaumes : celui d’Uvéa à Wallis et ceux d’Alo et de Sigave à Futuna qui se confondent avec les circonscriptions administratives.