La Commission pontificale pour la protection des mineurs rappelle que la Journée mondiale de prière pour les victimes et survivants d’abus sexuels s’est tenue ce premier vendredi de Carême.

Cette journée était célébrée ce vendredi dans de nombreuses églises à travers le monde. De nombreuses conférences épiscopales y ont adhéré. En Irlande, pour la commémorer, des bougies ont été allumées dans les cathédrales et les paroisses. Les diocèses écossais et polonais, quant à eux, ont organisé des liturgies spéciales.

Un nouveau site internet

En parallèle la commission pontificale pour la protection des mineurs indique avoir lancé son nouveau site internet www.tutelaminorum.org ; les internautes y trouveront des suggestions de prières.  Elle y souligne notamment que la prière participe du processus de guérison pour les survivants d’abus, leurs familles et les communautés de fidèles.

Une journée de sensibilisation

Fin 2016, le pape François avait appuyé la proposition de la commission de cette journée mondiale de prière pour les victimes et les survivants d’abus sexuels de la part de membres du clergé. Il avait confié aux conférences épiscopales le choix des modalités et d’un moment approprié de l’année liturgique pour la célébrer. Le texte soulignait que cette journée était aussi un moyen important de sensibiliser toute l’Eglise à la réalité des abus, d’attirer l’attention mais aussi d’appeler à la vigilance et à la prévention.

Une journée célébrée différemment selon les épiscopats

En Australie, cette journée a été fixé au 11 septembre en lien avec la Journée nationale pour la protection des enfants. Les conférences épiscopales d’Afrique australe y consacrent trois jours dont le moment culminant est le deuxième dimanche de l’Avent. Sur le Vieux Continent, les églises ont plutôt lié cette journée au dimanche le plus proche de la Journée mondiale de l’enfance, le 20 novembre. La France et la Belgique, elles, ont instauré des Journées nationales de prière et de jeûne pour les personnes ayant subi des sévices.