A l’initiative du pape Léon Ier le Grand, l’Église a fixé depuis le IVe siècle, la date de la fête de l’Ascension quarante jours après Pâques. A noter qu’il s’agit donc d’une fête mobile, alors elle peut être différente selon les calendriers liturgiques catholique et orthodoxe. En faisant le compte, force est de constater que l’Ascension tombe nécessairement un jeudi.

L’intention papale de l’époque était d’en faire une réplique joyeuse aux quarante jours du Carême. Après quarante jours de jeûnes et de prières : autant de jours de fêtes ! Ce nombre de quarante est récurrent dans la Bible. Pour rappel, Noé et son arche essuie une tempête de quarante jours. Moïse reste quarante jours sur le mont Sinaï avant de recevoir les Tables de la Loi. De même, l’épisode de la tentation du Christ dans le désert dure quarante jours. Idem -nous venons de le voir- pour la durée du Carême.  La tradition chrétienne a situé l’Ascension sur le lieu du mont des Oliviers, à quelques minutes à pied de la basilique du Saint Sépulcre à Jérusalem.  Ce Jardin était le lieu de rencontre habituel de Jésus et de ses disciples. Sur place, la trace des pieds de Jésus serait restée visible sur le rocher, selon la tradition.

Au cours des siècles, l’importance de la fête de l’Ascension a toujours été confirmée. En France, avec le concordat signé entre le pape Pie VII et l’empereur Bonaparte, l’Ascension était restée l’une des quatre fêtes obligatoires avec Noël, l’Assomption et la Toussaint. C’est-à-dire que même si ces jours ne tombaient pas un dimanche, ils étaient chômés comme le dimanche. Grande fête et célébration dans les églises à la place du travail ces jours-là !

Cette obligation légale de jour chômé a même été maintenue dans la loi de 1905 qui a instauré la séparation des Eglises et de l’Etat.
Conséquence : encore aujourd’hui, le jeudi de l’Ascension est férié !