Le gouvernement d’Edouard Philippe doit lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte sous huit jours.
C’est la décision contre toute-attente du Conseil d’État de ce lundi 18 mai en fin d’après-midi.
Concrètement, les catholiques métropolitains et ultramarins pourront donc assister aux offices religieux avant le 31 mai. Une bonne nouvelle pour l’office du dimanche de Pentecôte !

Toutefois, il reste à définir dans quelles conditions les messes pourront se tenir. L’impératif : assurer la protection sanitaire des fidèles ! La CEF, la Conférence des Evêques de France devrait arrêter des recommandations en concertation avec l’Etat. A noter qu’aucune disposition ne serait obligatoire. Puis ces recommandations seront communiquées aux diocèses. Diocèses qui pourront ensuite les transmettre aux prêtres de leurs paroisses. Plusieurs consignes telles que « donner la communion avec une pincette, porter un masque pendant toute la durée de l’office, limiter les chants à cause des postillons… » sont envisagées. De même, des règles de circulation au sein des églises devraient être proposées. Les fidèles pourraient entrer par une porte et sortir par une autre. Une personne physique les guiderait pour leur indiquer le chemin .

Bien sûr, les autres dispositions déjà en vigueur depuis le confinement continueront d’être suivies. Ainsi, l’emploi  systématique du gel hydroalcoolique dans les gestes rituels des prêtres reste d’actualité. Idem pour la distanciation physique dans l’église elle-même.

Encore une question reste en suspens concernant cette autorisation de rassemblements dans les lieux de culte enfin rétablie. Qu’en est-il du nombre maximum de personnes autorisées au sein des édifices religieux ? Le décret du 11 mai interdisait la présence simultanée de « plus de dix personnes dans un lieu public ». Avec cette décision inattendue du Conseil d’État, cette limite évoluera.