Pendant des millénaires, la beauté apparaît souvent comme l’unique atout et valeur ajoutée de la femme.

C’est du moins ce que laisse transparaitre sa représentation dans les œuvres artistiques depuis l’aube de l’humanité. L’homme travaille ou fait la guerre tandis que la femme n’affiche que sa beauté ou s’occupe des enfants dans le meilleur des cas. De la Préhistoire à nos jours, les critères de beauté féminine ont beaucoup évolué et changé jusqu’à l’émancipation que nous connaissons aujourd’hui dans notre société.

La Préhistoire

Chez l’homme préhistorique, les critères de beauté semblent être synonymes de fécondité. La beauté serait liée à la survie et à la perpétuation de l’espèce. Aussi la statuette féminine la plus ancienne découverte en Autriche, la Vénus de Willendorf montre une poitrine, un ventre et des cuisses très apparents alors que les traits du visage ainsi que les mains, les pieds et les membres supérieurs sont quasiment effacés. Certaines de ces statues ont été trouvées dans un contexte rituel. 

L’Antiquité

Les critères de beauté de l’Antiquité se rapprochent de ceux de notre époque. Par exemple, les statues égyptiennes de la reine Ahmès-Néfertary, la représentent élancée, mince et musclée. Une éternelle jeunesse caractérise également la beauté féminine.

Le Moyen Âge

À l’époque du Moyen-Âge, c’est le christianisme qui impose les standards de beauté. Il y aurait une création divine dans chacune de ses représentations. Le maquillage est proscrit. A l’image des représentations de la Vierge Marie, le teint doit être très pâle, comme symbole de pureté. La jeunesse est là encore synonyme de beauté. Les seins de la femme sont petits, ses épaules sont larges. Elle doit avoir une taille très fine et des hanches étroites.

La Renaissance

Cette période marque le grand retour de la féminité. Des règles sont établies sur la proportion de chaque partie du corps. Cette époque peut s’illustrer par le célèbre tableau La naissance de Vénus de Botticelli aux mensurations idéales. La beauté se définit aussi à travers l’humilité, la modestie ou la chasteté.

La période classique

Au XVIIème siècle, Les critères de beauté deviennent plus nuancés. A la différence du Moyen Age, les femmes se maquillent pour sublimer le naturel. Le rouge est un symbole de sensualité. La taille apparait toujours aussi fine mais le volume de la poitrine renforcée par des corsets. Les bras sont potelés et les hanches larges.

 Les XVIIIème et XIXème siècles

Le siècle des Lumières veut se démarquer des excès du siècle précédent. Le naturel fait sa réapparition dans les canons de beauté. Les cheveux sont libérés et les vêtements ne coincent plus le corps des femmes. Le maquillage toujours avec du rouge pour mettre les pommettes et les lèvres en valeur se veut moins ostentatoire. La reine Marie-Antoinette illustre à merveille cet état d’esprit.
Au XIXème siècle, la chevelure devient un critère essentiel et primordial de la beauté. Elle doit être abondante et lourde. Par ailleurs, les femmes montrent davantage les courbes de leur corps. Elles se regardent en pied dans de grands miroirs. Plus question de vivre sans pouvoir évaluer son image dans son intégralité.

Le XXème siècle

Après la seconde guerre mondiale, les critères de beauté sont chamboulés et se sexualisent. À Hollywood, l’industrie cinématographique confectionne un nouvel idéal féminin en la personne de Marilyn Monroe à la blondeur sensuelle, à la poitrine généreuse et aux lèvres pulpeuses.
Les pinups envahissent les écrans. Girondes et maternelles, leurs formes rassurent. Elles incarnent à la fois l’abondance et une bonne santé. Désormais, le teint pâle est délaissé au profit du bronzage toujours dans cette perspective de vie saine. Le bikini et la mini-jupe révolutionnent la mode et les canons. À travers ces vêtements, la femme idéale à la beauté absolue est dévoilée aux yeux de tous.