Cette semaine, les hindous de La Réunion célébraient Dipavali, une des plus importantes fêtes de la communauté tamoule. A cette occasion nous avons rencontré le Réunionnais Serge Ajaguin Soleyen. Descendant d’indiens engagés, il est aujourd’hui “pusari”, comme l’étaient ses ancêtres !

Savez-vous ce qu’est un pusari ? Quand les indiens sont arrivés à la Réunion
après l’abolition de l’esclavage, et malgré que la liberté de culte soit inscrite dans les textes, il n’était pas vraiment possible de faire venir des prêtres car la pression catholique était forte. Aussi, si quelques temples purent être édifiés,il fallut s’appuyer sur des “pusaris” pour les faire “vivre”. Un pusari est un prêtre local, issu à l’origine des basses castes (shudras : travailleurs agricoles ou artisans venus de l’Inde) ou des hors-castes. C’est généralement le fils aîné de la famille, qui reprend le temple familial et son père lui a appris les rituels pour mener à bien les différentes cérémonies.

Le Dipavali est une fête tamoule de la lumière. Selon la mythologie hindoue, les dieux supplièrent Krishna de débarrasser le monde du démon Naraka qui tourmentait le ciel et la terre. Une nuit, Krishna décapita le tyran avec son disque divin, le tchakra. Au plan symbolique, la nuit représente l’ignorance de l’être humain de son essence divine, et le tchakra la connaissance qui tranche cette ignorance.

A La Réunion, le Dipavali, une des plus importantes fêtes tamoules, est l’occasion de célébrer Latchimi, déesse de la Lumière et de la Prospérité. Les croyants, en costume traditionnel, se déplacent avec des bougies en procession nocturne et allument chez eux de petites lampes de terre cuite. Dans la journée, voisins et amis se rendent visite et échangent des pâtisseries. Pour le public, les temples se visitent seulement en extérieur.
En 2018, plusieurs villes de l’île célèbrent le Dipavali : à Saint-Andrédans l’Est, à Saint-Paulet au Portdans l’Ouest,àSaint-Leu et à Saint-Pierre dans le Sud.