Que signifie être métis aujourd’hui Métiscréole, est-ce la même chose ? Comment le métissage est-il vécu dans nos territoires d’Outre-mer? Est-ce une fierté d’être métis ou un complexe ? Y a-t-il des hiérarchie sous des catégories de métis ?

Ces questions qui dérangent parfois, nous nous les posons, cette semaine, sur le plateau de Dieu m’est témoinBertrand Dicale, métis franco-guadeloupéenjournaliste à France Info, auteur de «Maudits métis », viendra nous parler de l’embarras pour lui d’être métis. « Ni blanc, ni noir» il nous rappellera à quel point il est douloureux de systématiquement « choisir son camp » pour affirmer son identité.
Nous irons, à Cayenne, à l’université des Antilles et de la Guyane, assister au cours de l’anthropologue Isabelle Hidair; elle nous aidera à réaliser qu’au fil de l’histoire, la définition du métissage a évolué et qu’il reste aujourd’hui une question de caste même dans la société guyanaise très mélangée. Nous irons également à La Réunion, terre référente de métissage et ferons le constat que le vivre ensemble réunionnais n’a pas toujours été simple. Henri Chane-Tef nous racontera comment il a dû affronter les critiques de sa communauté pendant son enfance.
Nous serons connectés avec la Nouvelle-Calédonie, où Larry Kauma-Martin, de père caldoche et de mère kanak nous dira en quoi le métissage est, pour lui, la réponse à une société qui se définit selon des catégories et que la société calédonienne n’est pas binaire.