En France, 8 à 11 millions de personnes s’occupent d’un proche en perte d’autonomie pour des raisons liées à l’âge, au handicap ou à une maladie invalidante comme Alzheimer.

Elles représentent 1 français sur 6 qu’on appelle aidant. Par définition, l’aidant vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie.

Qui les aidants soutiennent-ils ?

L’immense majorité des aidants soit 90 % soutient un membre de sa famille. Pour 52 % d’entre eux, c’est un de leurs parents, père ou mère. Outre-mer, un tiers des Martiniquais, des Guadeloupéens et des Réunionnais déclarent connaître une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Parmi elles, la moitié des Antillais, 40,5 % des Guyanais et 45 % des Réunionnais sont ou ont été aidants de personnes atteintes de la maladie.

Profil des aidants

La plupart du temps, les proches aidants ne se reconnaissent pas comme tels.  Soutenir un mari, une mère, ou même un voisin leur semble tout à fait naturel. Les aidants sont de tout âge puisque 37 % sont âgés de 50 à 64 ans. La plupart exerce encore une activité professionnelle dans la mesure où 61 % des aidants travaillent. On obtient presque la parité concernant le genre des aidants : 57 % sont des femmes.

Les difficultés ressentis par les aidants

8 aidants sur 10 ont le sentiment de ne pas être suffisamment soutenus par les pouvoirs publics. 44 % des aidants font part de leurs difficultés à concilier leur rôle avec leur vie professionnelle. 25 % des aidants ont dû s’absenter 16 jours en moyenne de leur travail au cours des 12 derniers mois pour s’occuper de leur proche. 25 % des aidants ne parviennent pas à se ménager du répit. Enfin, 31 % des aidants délaissent leur propre santé.

 

Sources : ministère des Solidarités et de la Santé – Santé publique France