Lourdes accueille le pèlerinage du Rosaire, du mardi 6 octobre au vendredi 9 octobre, dans des conditions très spéciales à cause de la pandémie de covid-19. Cette année, le thème du pèlerinage est “renaître en enfants de lumière”.

Renaître en enfants de lumière, voilà notre thème. Nous avons voulu cette formulation fondamentale et essentielle, accordée à notre affiche lumineuse, porteuse de vie, manifestant celle qui est « plus jeune que le péché », alors qu’une immense épreuve s’est maintenant abattue sur le monde et ses habitants, sur nos proches parfois, s’ajoutant terriblement à d’autres difficultés“, explique le Frère Hugues-François Rovarino, directeur général du pèlerinage du Rosaire.

Oui, renaître est un défi. C’est vital. Notre espérance est appelée en renfort. Elle est concrètement l’âme de ces nouveaux jours. Elle est décisive. Avec sa grâce quotidienne, elle nous aide à faire face avec la sagesse des simples et des pauvres de cœur ; comme le fit Bernadette“, poursuit Frère Hugues-François Rovarino.

Ce pèlerinage dont chacun sait qu’il ne sera pas comme les autres et qui n’accueillera que 5000 pèlerins, au lieu des 25000 habituels, sera rythmé autour de quatre temps forts.

  • Accueillir la Lumière
    C’est la première des choses à vivre. L’accueil est toujours comme un premier jour ! Comment ne pas penser ici à la Création du monde, lorsque le Seigneur a fait la Lumière et les Ténèbres, appelant la Lumière Jour ? N’est-ce pas ce que la Dame réalisa pour Bernadette, lui offrant de devenir une enfant de lumière, comme elle le fut elle-même dès sa conception? N’est-ce pas ce que nous vivons aussi par le baptême où nous renaissons à la Lumière ?
  • Servir en enfants de Lumière
    Ce sera le moyen concret de mettre en œuvre cette espérance. Que serons ces jours de Pèlerinage ? Nous savons simplement qu’ils seront dans la main de Dieu, vécus sous le regard de « la Dame de la Grotte », comme le disait Bernadette. Le service va débusquer ou faire surgir ce qu’il y a de meilleur en nous. Vu les circonstances actuelles, dès la préparation du Pèlerinage, l’esprit de service sollicitera et nous aidera à trouver en nous des ressources parfois insoupçonnées, et des facultés d’adaptation. Servir en enfants de Lumière nous aidera à grandir profondément. La charité fraternelle est ingénieuse, créative. A qui crierait « créez », répondons « je sers » ; car le verbe servir est un écho humain du verbe créer. Au quotidien, sa voix, ses gestes, son rayonnement de charité.
  • La Lumière et la Croix
    Elles sont au rendez-vous d’une telle démarche. Que de freins y aura-t-il sur cette route ! Si l’on n’en connaît pas l’importance, chacun dans la pénombre de son cœur peut distinguer ou deviner déjà de probables poids à remuer, d’entraves à placer de côté, de péchés tapis, en des recoins que l’on craint encore. Gethsémani et le Calvaire relient mystérieusement l’enseignement et les miracles de Jésus à sa résurrection en pleine lumière, à Pâques. Au milieu, le Calvaire est cette Heure où Marie nous donnée par son Fils comme Mère. La Croix illumine notre Pèlerinage, car la grâce du Sauveur vient apaiser, réconforter, entourer les faibles, les malades, les malheureux. La Croix comme Arbre de Vie approche de nous la grâce du Sauveur. Pénitence, réconciliation, recherche de la communion à la grâce, confiance redécouverte ou espérée, chemin de Croix, que de réalités qui sont au diapason de cet Arbre de Vie et qui reprennent vie dans la lumière. La présence de tous les pèlerins répond alors à cette présence maternelle à la Grotte, cette venue que le Seigneur a voulue comme aide et compassion, depuis toute éternité.
  • « Renaître en enfants de Lumière »
    C’est désormais notre parcours obligé et… un don. Il nous est offert. Nous pourrons le goûter, l’apprécier. La petite Dame rayonnante et pure, « l’Immaculée près de l’eau vive », vous invite à en vivre sous son regard, comme Bernadette.